Rubina, la star de "Slumdog Millionaire", à vendre ?

Un peu de cinéma indien à la Bollywood, un peu de Dickens et de Cendrillon pour l'intrigue. Les bas-fonds d'un bidonville de Bombay, le sort des enfants des rues, l'âpreté au gain et les combines. Un père indigne et sa fille âgée de 9 ans, vedette du film de Danny Boyle qui a remporté huit Oscars en février à Los Angeles. Un journaliste d'investigation expert en manipulations. Vous agitez le tout, vous passez au mixer du News of the World - l'hebdomadaire dominical britannique habitué des scandales qui pèse plus de 3,5 millions d'exemplaires - et vous obtenez la "une" du 19 avril : "La star de Slumdog Millionaire est à vendre !"
Rafiq Qureshi, le père de Rubina Ali, l'héroïne du film, aurait dû se méfier. Un cheikh arabe à lunettes noires agissant comme intermédiaire pour le compte d'une riche famille de Dubaï prête à adopter sa fille contre espèces sonnantes et trébuchantes en lui faisant miroiter une vie meilleure... ne pouvait être que le célèbre paparazzo Mazher Mahmood, l'enquêteur star du News of the World. A lire l'hebdomadaire, le père de Rubina était prêt à offrir sa fille à l'adoption pour 200 000 livres (225 000 euros). "Nous n'avons pas touché un sou pour ce film... juste 150 000 roupies (2 306 euros) au lieu de la maison qu'on nous a promise", se serait plaint Rafiq Qureshi au faux cheikh.
A aucun moment, le père n'a interrogé son interlocuteur sur la famille candidate à l'adoption, selon l'hebdomadaire, affirmant même que la mère, dont il a divorcé il y a sept ans, n'a aucun droit de regard sur sa décision. A l'évidence, le père de la petite vedette, suggère le journal, aurait été furieux de ce que les dirigeants du film aient monté un trust pour assurer l'avenir de la gamine au lieu de lui verser les royalties qu'il espérait.
News of the World a publié les photos de la rencontre dans un hôtel de Bombay et même une vidéo, mais Rafiq Qureshi n'en démord pas. Dans la presse indienne, il nie tout en bloc. "Tout cela est infondé", a-t-il déclaré au Times of India.
La djellaba est le déguisement préféré du chef du service enquêtes du premier tirage du pays. Sans scrupules, passé maître dans l'art de manier le chéquier de son employeur, Rupert Murdoch, Mahzer Mahmood a piégé des membres de la famille royale d'Angleterre et des personnalités du sport et de la politique. A la suite de son nouveau "scoop", l'ONG Save the Children, le fonds de secours à l'enfance, a alerté le gouvernement indien. Danny Boyle tiendrait-il dans le News of the World le script d'un "Slumdog Millionaire II" ?
source : Lemonde
A aucun moment, le père n'a interrogé son interlocuteur sur la famille candidate à l'adoption, selon l'hebdomadaire, affirmant même que la mère, dont il a divorcé il y a sept ans, n'a aucun droit de regard sur sa décision. A l'évidence, le père de la petite vedette, suggère le journal, aurait été furieux de ce que les dirigeants du film aient monté un trust pour assurer l'avenir de la gamine au lieu de lui verser les royalties qu'il espérait.
News of the World a publié les photos de la rencontre dans un hôtel de Bombay et même une vidéo, mais Rafiq Qureshi n'en démord pas. Dans la presse indienne, il nie tout en bloc. "Tout cela est infondé", a-t-il déclaré au Times of India.
La djellaba est le déguisement préféré du chef du service enquêtes du premier tirage du pays. Sans scrupules, passé maître dans l'art de manier le chéquier de son employeur, Rupert Murdoch, Mahzer Mahmood a piégé des membres de la famille royale d'Angleterre et des personnalités du sport et de la politique. A la suite de son nouveau "scoop", l'ONG Save the Children, le fonds de secours à l'enfance, a alerté le gouvernement indien. Danny Boyle tiendrait-il dans le News of the World le script d'un "Slumdog Millionaire II" ?
source : Lemonde
Publicité