Les Jeux Olympiques en Inde

L’Inde n’a récolté que quinze médailles olympiques depuis son indépendance. Un bilan humiliant pour le deuxième pays le plus peuplé du monde. D’autant que ses espoirs sont minces à Pékin : la délégation indienne s’envole pour les Jeux sans son principal atout, l’équipe de hockey.
Lors des trois derniers Jeux, les sportifs indiens ne sont revenus qu’avec une seule médaille à chaque fois. De tous les pays de son envergure, économique ou démographique, l’Inde est le parent pauvre du palmarès olympique.
Avec 15 médailles seulement depuis 60 ans, le second pays le plus peuplé du monde est le grand absent du podium olympique. A titre de comparaison, la Chine en totalise 286, et en a remporté 63 à Athènes en 2004. Même des petits pays dépassent amplement l’Inde, comme Cuba (170 médailles), ou la Belgique (137).
La délégation indienne compte 57 athlètes, contre 630 pour la Chine
Le président de l’Association olympique indienne (AOI), Suresh Kalmadi, n’a ainsi ému personne en déclarant cette semaine que le pays ne doit pas s’attendre « à trop de médailles à Pékin ». Le nombre d’athlètes indiens qui va concourir est d’ailleurs ridicule relativement à la population du pays : alors que la Chine présente plus de 630 sportifs, la délégation indienne ne compte que 57 athlètes. Et seule une poignée d’entre eux peut espérer décrocher une place sur un podium.
Pire, les chances indiennes sont encore plus minces cette année : la seule valeur sûre du pays, son équipe de hockey sur gazon, qui a remporté 11 des 15 médailles indiennes (dont les huit en or), a en effet échoué à se qualifier. Le patron de l’AOI tente pourtant de rebondir sur ce revers :
« L’Inde n’est connue dans la sphère olympique que pour son hockey, il est grand temps de prouver au monde que nous avons d’autres atouts. »
Les regards sont ainsi tournés vers les archers et les boxeurs, qui se sont illustrés avec brio au niveau mondial, ainsi que sur le tireur Rajyavardhan Rathore, qui avait déjà remporté la seule médaille indienne à Athènes. Leander Paes et Mahesh Bhupathi, le double masculin de tennis, qui ont remportés ensemble trois tournois du Grand Chelem, sont également porteurs d’espoir.
Top niveau
"Au début, les familles d’acrobates n’étaient pas très enthousiastes à notre idée, mais nous sommes parvenus à les convaincre en leur proposant de prendre en charge les frais de scolarité des enfants. Nous voulons offrir une chance aux enfants qui ont du talent, c’est pourquoi nous leur donnons un entrainement, de la nourriture et un bon encadrement. Nous travaillons avec des diététiciens et des docteurs, qui savent ce dont les athlètes ont besoin pour être à leur niveau optimal", a précisé le ministre.
Le cricket mis à part, l’Inde n’a pas développé de culture sportive nationale, et très peu de sportifs indiens ont atteint un haut niveau international. Randhir Singh cache difficilement son pessimisme pour Pékin, mais espère un regain d’intérêt par la suite :
« Les mentalités sont pourtant en train de changer, le gouvernement et les sponsors se réveillent à l’approche des Jeux du Commonwealth [qui se tiendront à New Delhi en 2010, ndlr]. »
SOURCE : ipsnouvelles/ladepeche
De la à esperer voir les JO en Inde un jour, on peut toujours rever...